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Nourri d’une double formation scientifique et musicale, j’associe dans mon travail artistique maîtrise, aléatoire, science et poésie. J’explore dans mes œuvres des protocoles algorithmiques qui font écho à différents processus naturels, que l’inspiration me vienne de la botanique, de la biologie, de la cristallographie, de la physique nucléaire ou de la cosmologie.

Je cherche à provoquer l’extension du langage informatique, statistique, mathématique, que je pratique activement, à des domaines plus sensibles et visuels.

Je suis très sensible aux problématiques environnementales, et à ce que le chercheur Guillaume Logé appelle la renaissance sauvage : l’idée que l’homme doit se penser et agir en tant qu’animal parmi le reste du vivant. Je veux faire émerger des formes d’un certain rapport qui se tisse entre la nature, la matière, le vivant, le non-vivant.

L’hybridation des réminiscences de formes de ces divers mondes est un point essentiel de ma pratique. J’aimerais reproduire et représenter la complexité, l’interrelationnisme, ce que le philosophe Timothy Morton appelle le «maillage du monde». Je veux réinsufler la présence de l’organique, du végétal, du minéral, de l’humain que je suis, dans le numérique.

C’est ainsi que je produis mes dessins entièrement à la main, pixel par pixel, de façon très patiente et minutieuse, alors que l’on croit souvent qu’ils sont codés et générés par des algorithmes, des automates cellulaires, des robots. J’aime dire que je «fais pousser» mes dessins, à la manière des cernes de croissance des arbres. C’est un processus extrêmement long. Chaque fois que j’ajoute un pixel, tout change. Comme le disait Opalka, c’est une sorte de promenade, où les pas sont conscients, où chaque pas ajoute le poids de la durée de tous les pas déjà effectués.

Une multiplicité de perspectives cohabitent dans mes dessins, qui évoluent ensemble pour former des cosmographies nouvelles de mondes imaginaires, oscillant entre microcosme et macrocosme. Ils peuvent évoquer des représentations pré-modernes du monde, comme celle de la Mappa mundi d’Hereford (datant du XIIIème siècle), ou des gravures anciennes d’observations microscopiques ou téléscopiques, comme celle du traité scientifique de Robert Hooke, Micrographia (1665), gravures décrivant à la fois des corps planétaires distants et le monde microsopique d’animaux et de végétaux.

J’aimerais faire grandir ces «croissances numériques» dans l’espace à trois dimensions, dans le temps, découvrir de nouveaux imaginaires, des représentations inattendues, et les lier davantage à ma production musicale. En effet, à côté de ces stratifications visuelles hybridantes, j’explore et développe une musique, acoustique et électronique, se situant dans la continuité du système tonal, dans un style généralement minimaliste.

processus de création

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Genres : abstrait, algorithm art, art cinétique, code art, dessin, digital art, generative art, glitch art, line art, line art, minimalisme, net art, new media art, noir et blanc, PCB art, pixel art

Mots-clés : algorithme génératif, arbuscule, automate cellulaire, broussin, capillaire, carte, carte mère, CD, chardon, complexité, contour, couches, desert painters of australia, disque de Poincaré, domatie, drageon, errance, Escher, fane, ferrofluide, fioritures, fleurs, fluctuation, forme foliaire, fractale, game boy, houppier, hyphe, interrelationnisme, lichen, lignes, lignes de Blaschko, macrocosme, microbe, microcosme, microscope, minéral, monolithe, mosaïques, motifs, mycorhization, mycorhize, mycélium, nature, numérique, oignon, organique, patterns, paysages, petit univers, phloème, piano, pixel, poisson fugu, poussière, puce, QR code, rayonnant, rhizome, rhizomorphe, robot, stolon, stomate, stratification, sème, tetraodontidae, turion, ville, vrille, végétal, xylème, xérampélin, électronique, émergence, épicormique